N’Deye Somparé, est la fille d’Aboubacar Somparé, un homme d’État qui a occupé de hauts postes de responsabilités en Guinée. Malgré la réticence de son père pour son choix de faire de la musique, N’Deye s’est laisser emporter par sa passion et a bravé les interdits pour poursuivre son rêve d’enfant.

Parolière, mais également artiste-interprète, elle débute sa carrière dans le show-biz comme mannequin à Paris et à New-York, avant de retrouver sa vraie passion, la musique. Rencontrée par notre journal après plusieurs semaines de d’échange, par faute de moyen, toujours entre 2 avions, nous avons eu à échanger  sur son parcours. 

 Pourquoi avoir choisie de faire de la musique?

<< C’était un rêve d’enfant, et je crois que je dois à l’Amérique et à sa conviction qu’il faut suivre ses rêves, le fait de m’être lancée. Rencontrer en personne presque tous ceux qui m’avaient fait rêver à conforter cette idée que tout était possible. J’ai rencontré Beyoncé, Usher, P. Diddy et d’autres… j’ai compris que ce sont des gens normaux mais qui avaient beaucoup travaillé. Ça m’a donné envie d’essayer”.

  comment a été vos débuts? 

Très difficile car je n’avais aucune technique de chant. Comme beaucoup, je ne réalisais pas le travail qui se cache derrière l’apparente aisance des artistes sur scène. J’ai commencé par prendre des cours, sur Broadway avec Ron Shetler, puis avec Katie Agresta pour un rendu plus Pop. Puis j’ai développé l’habitude de répéter tout le temps, des heures durant“. 

Vous êtes la fille de Mr. Somparé, un célèbre homme d’État, quelle a été sa position face à votre choix?

“Mon père était très moderne et même s’il a tout fait pour me décourager, je crois que c’était davantage par crainte de la précarité des métiers artistiques surtout en Afrique. Mais je crois qu’avec le temps, il a réalisé que c’était une vraie passion pour moi”

Parlez nous un peu de votre parcours musical

J’ai vraiment débuté quand je suis rentrée en Guinée en 2005. Je passais devant la Paillotte complètement par hasard quand j’ai vu le Bembeya réunit au complet. Je me suis dit que c’était un signe et j’ai discuté ce jour là avec Sékou Bembeya de la chanson “Mami Wata” qui avait bercé mon enfance.
De fil en aiguille, on a décidé de la reprendre et un album s’est dessiné dans la foulée. C’était un hommage aux griots qui, je trouve, ne sont pas suffisamment valorisés dans notre pays.
Un second single “Nanfoulén” a eu également  beaucoup de succès. L’album “Les Maîtres de la Parole”, m’a permis de commencer à tourner en Europe et un contrat d’un an avec un groupe Sénégalais a abouti a mon installation à Londres. Il n’a pas été facile de relancer la machine de là. Mais j’ai finalement sorti un single l’année dernière en collaboration avec Jacob Desvarieux de Kassav’, “Afrolicious”, disponible sur Itunes”(https://www.youtube.com/watch?v=pkQ2tGxyZqM)
 

Quel est votre projet musical ?

A vrai dire, je me sens plus parolière que chanteuse. Donc, mon projet serait d’écrire pour d’autres artistes, de “placer” mes chansons comme on dit aux États-Unis sur autant d’artistes que possible”.
 Que pensez-vous de l’évolution de la musique guinéenne sur la scène internationale?
C’est avec beaucoup de fierté que je vois des rappeurs comme Black M ou MHD représenter notre pays à l’international. Des amis comme Moh Kouyaté et Kandia Kora sont présents également sur toutes les scènes qui accueillent la musique Africaine. Mais je pense sincèrement qu’on pourrait faire beaucoup mieux au vu des nombreux talents que recèlent notre pays”.
Pour finir, je remercie votre équipe pour la qualité du travail !
Guinee People

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