Le mariage en Guinée se fait selon  les différentes communautés et ethnies. Comme dans le précédent article, le site Guinéepeople.com, avait  traité le sujet lié au mariage coutumier en moyenne Guinée, il  dépeint comment le mariage est réalisé dans nos différentes communautés, notamment en Haute Guinée. En termes de nombre, les malinkés, font partis des premiers rangs des ethnies en Guinée, avec celle des peulhs.

 

Les malinkés ou mandingues, mandinkas, mandingos, mandés, maninkas, sont un peuple d’Afrique de l’ouest présent principalement en Guinée et au Mali et de façon minoritaire au Sénégal (environ 4 %), en Gambie, en Guinée-Bissau, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire (Nord-Ouest autour d’Odienné).

Les Malinkés sont présents en petit groupe au nord de la Sierra Leone et du Libéria. On estime leur nombre à plus de 4 millions selon nos sources. Avec une culture riche et variée, parler  du cas de mariage dans cette communauté, se diffère aux autres ethnies de la Guinée, car il existe plusieurs sous-embranchements et chaque famille le célèbre selon sa lignée. Dans notre pays, c’est en haute Guinée que se trouve en majeure partie cette ethnie comme par exemple : (Siguiri, Kankan, Kouroussa, Faranah et autres contrées), pour ne citer que ceux-là, dans quelques préfectures de la Guinée forestière, mais ils ont des coutumes différentes. Pour comprendre nous avons interrogé un griot à ce sujet qui nous a répondu par ces propos : « la façon de procéder change, chez les maninkas Mory de Batè par exemple, il faut envoyer dix noix de colas, si les parents de la fille prennent et les fendent, c’est que tu as l’aval de la famille, ensuite il te sera demandé trois à sept complets et certaines  articles, qui seront mis dans une valise. Chose qui est quasi différente chez d’autres sous-groupes de cette même communauté », a expliqué notre interlocuteur.

Il poursuit plus loin par ces propos : « Chez ceux-ci, deux paquets ficelés de colas répartis en dix noix pour les parents, une vache ou cinq cent mille pour la mariée, une vache ou un million cent mille francs guinéens chez d’autres malinkés mais dont les coutumes diffèrent » ,a précisé Aly Badara Dioubaté.

Même si de nos jours les choses sont plus faciles, mais il faut retenir que chaque famille de cette communauté a ses propres principes qu’ils faillent  respecter pour avoir l’une de leurs filles en mariage.

Souleymane Soumah

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