Que faut-il retenir du secteur culturel Guinéen en 2017 !

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La culture guinéenne longtemps bafouée, retrouve progressivement sa place. En cette année 2017, le pays a vibré sous le rythme de plusieurs événements culturels et artistiques.

Le département en charge, les acteurs et promoteurs du secteur, chacun en ce qui le concerne, a honoré le drapeau Guinéen tant sur le plan national qu’international. L’un des grands faits ayant marqué les esprits, c’est l’événement ‘’Conakry, Capitale Mondiale du Livre’’.

Rétrospective ! La culture, un des leviers du développement sous la première république, s’est retrouvée presque morte à un moment de l’histoire de notre pays. Mais cette année 2017, grâce à la volonté politique des acteurs du moment, manifestée par l’emploie de nouvelles dynamiques, le secteur culturel a brillé à nouveau. Les racines de cette renaissance culturelle sont à l’actif de Siaka Barry, nommé en Janvier 2016 à la tête du département.

Le jeune ministre dont le départ a suscité des indignations au sein de l’opinion nationales, a réussi à relancer les quinzaines artistiques dans les régions, le festival national des arts et de la culture à Conakry et procédé au même moment au recensement et à la valorisation de certains sites culturels. Ce travail amorcé en 2016 et poursuivi en 2017, n’a pas connu d’interruption malgré son départ du gouvernement.

Autre grand fait lancé au cours de sa gestion, c’est l’événement ‘’Conakry capital mondiale du livre 2017’’. Durant ces 12 mois écoulés, le pays de Camara Laye, a rayonné sous un regard croisé des écrivains du monde. Le livre s’est taillé une nouvelle place dans le quotidien du guinéen à travers plusieurs activités pour la promotion de la lecture. Parlant toujours du livre, le projet univers des mots a mobilisé en avril à Conakry, plusieurs auteurs des 4 coins du monde.

Autres fait sont également recueillis dans le bilan des 100 jours de gestion du ministre Bantama Sow. Le nouveau patron du département de la culture, s’est félicité d’avoir fait signer un décret portant sur la création d’un fonds d’aide à la culture. Il annonce également un projet de décret pour soutenir les vieux jours des gloires qui ont marqué la Guinée. La construction d’un musée à Kérouané, d’un abri pour le Sosso Balla et son gardien, la revalorisation du site de Samory à Bissandou sont aussi quelques œuvres réalisées en cette année.

Autre fait à noter également, c’est l’élaboration de la nouvelle politique culturelle dont les recommandations on été tirées des avis de plusieurs acteurs du domaine dans les différentes régions du pays. 2017 a été une année très féconde pour les artistes. Plusieurs albums ont inondé le marché du disque. Des artistes comme Sona tata Condé, Sayon Camara, Aly100Song, Azaya, M’balou originale, Kandèt Kanté et la conceptrice de Chekamania sont quelques artistes qui ont fait vibrer dans les événements et donner du plaisir aux mélomanes. D’autres de la musique mandingue sont venus avec des singles.

Dans le milieu urbain, plusieurs artistes ont fait des featurings et sorti des singles. Ils ont été taillés par l’album Dinasty du groupe mystique Degg j forces 3 qui a raflé le prix de la K7 d’OR. Le reggeaman ELI Kamano a atterri avec son livre et album Malaya. En cette même année, Conakry a été témoin de plusieurs grands concerts avec des vedettes guinéennes, africaines et internationales. Ces événements ont montré la présence remarquable de nombreuses structures de promotion culturelle notamment les Productions Tidjane World Music, une structure qui continue de nous émerveiller en matière de spectacle vivant.

Au niveau international, le tricolore Guinéen a flotté et rayonné au rythme de grands événements. D’abord, le groupe de dance urbain pokemon gnakry a raflé le deuxième prix de l’émission télé ‘’l’Afrique à un incroyable talent’’. Au cours de cette émission d’autres talents guinéens ont exprimé leur savoir pour l’honneur du pays. Dans les 8ème jeux de la francophonie à Abidjan, le conteur et comédien Moussa Doumbouya alias petit tonton a été médaillé d’argent.

Ces marques de distinctions à la culture guinéenne, ont été couronnées par le prix Sacem des musiques du monde décerné au monument de la musique guinéenne Mory Kanté, le griot électrique à Paris. En dépit de ces exploits, le secteur culturel a été émaillé de polémiques suite à l’organisation de l’élection miss guinée. En cause, les tenues des candidates jugées légères et frôlant la nudité. La situation a conduit à la suspension de la dite compétition par le ministre d’alors. Les organisateurs de l’événement ont eu également des différends avec les responsables de Miss RTG pour une représentation de la Guinée à l’international.

Malgré tout, des artistes guinéens se sentent toujours peu considérer et disent ne jamais bénéficier de l’appui du gouvernement surtout quand ils traversent des moments difficiles. L’un des défis auquel reste confronté le département de la culture, c’est la construction d’un palais de la culture à dimension internationale. Ce projet ambitionné depuis des années, souffre encore du manque de financement.

Mamoudou Babila KEITA

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