Le site guineepeople.com, dans sa rubrique culture, a traité le sujet centré sur le mariage chez certaines ethnies des trois premières régions naturelles de Guinée, à savoir : les soussous en Basse Guinée, les peulhs en Moyenne Guinée et chez les malinkés en Haute Guinée. À présent, c’est à la communauté “Kissi” se trouvant dans la quatrième région naturelle du pays nommée, la guinée forestière. Cette région de la Guinée située au sud du pays est peuplée de plusieurs ethnies, notamment : les Kissis, Guerzés, Mano, Koniaké et Toma, tous appelés généralement, “les forestiers”. Les Kissi se trouvent dans trois pays de l’Afrique de l’ouest, la Guinée, la Sierra Léone et le Liberia.

 

Pour comprendre comment on célèbre le mariage dans cette communauté nous avons interrogé  Tamba Joseph Millimono ,ingénieur chimiste, résidant à Sangoyah qui explique en ces termes : « Dans le milieu kissi , le mariage ne pose pas grand problème, tout dépend de l’amour et le consentement des deux personnes , la première étape c’est de venir “taper à la porte” c’est-à-dire venir avec ses parents dans la famille de la prétendante pour dire qu’on a vu quelque chose chez elle , avec cola et vin en main » . Après cela, c’est la deuxième étape, qui consiste à demander la main de la fille déjà ciblée et après on vous donne un délai, le temps pour eux d’étudier l’homme. Et la troisième étape on vous donne un avis favorable, alors la famille viendra avec les habits et l’argent, pour la fille, le père, la mère, les belles-mères (marâtres), si elles existent et d’autres membres de la famille également. C’est ainsi que le mariage est célébré à la présence des deux familles, mais chez nous le jour de la dot ce n’est pas exigé de porter des habits blancs, il faut juste choisir des beaux habits pour la circonstance » nous apprend notre interlocuteur.

En plus du mariage, cette communauté dans leur coutume est très organisée, chaque rang de naissance que ça soit fille ou garçon à un nom standard qui lui ai attribué, en voici quelques noms en fonction des rangs de naissance : (garçon- fille) Sâa- Sia, Tamba- Koumba, Faya-Finda, Fara-Tewa, Nyouma- Yawa, Hali- Sona, Kundou-Tènè. Si toutefois la femme parvient à avoir plus de sept (7), les surnoms des enfants sont donnés suivant les événements qui coïncident à la naissance selon notre source, ainsi : Tchôwo (né le jour d’un conflit), Kossô (né le jour d’un jugement) Bissi (né le jour d’un décès).

Retenons que cette communauté tient à sa tradition, tant dans la célébration du mariage que dans la vie sociale.

Souleymane Soumah

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