Entrevue avec “BALAKALA” le maître de balafon !

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BALAKALA de son nom d’artiste, est un instrumentiste hors pair qui vit en France (Paris) depuis de nombreuse années. Jouer avec le balafon est un don pour lui, il a réussi à faire de cet instrument traditionnel un  vrai joyaux qui fait la fierté de la musique guinéenne à travers le monde. Fils de la grande famille de konkoba, Balakala est un homme respecté pour son travail et son talent s’exprime avec aisance. Nous sommes aller à sa rencontre pour vous faire découvrir son univers.

Bonjour Balakala: Presentez-vous à nos lecteurs ?

“Merci Guinée People, je mappelle ManCondé Mory DIABATE, originaire de tokounou région de Kankan.  Je vis à Paris avec ma femme et mes enfants, je suis artiste instrumentiste qui joue le balafon. Je suis de la grand famille de griots de plusieurs générations du coté paternel que maternel. Fils de Konkoba Famoro (roi des griots), homonyme de djely Mory Kouyaté, celui qui faisait pleuré le balafon. On naît griot, on ne le devient pas. On peut être artiste mais pas griot, le griotisme c’est dans le sang.

Pourquoi le nom Balakala?

Ce nom a une histoire. Un jour j’étais au Liberia entrain de jouer à dans une  cérémonie. J’étais petit mais je jouais bien. Un vieux m’a dit: Lui-là, sa baguette qu’il a attrapé qu’on appel balakala, ils ont la même taille mais il est devenu le maître de son balafon. Donc, on ne doit plus l’appeler Mory mais plutot balakala, le maitre du balafon. Voilà !

Comment ont été vos débuts ?

J’ai commencé à jouer depuis mon plus jeune age au village derrière les cultivateurs pour les encourager à travailler. Je jouais et je chantais en même temps. Un jour un frère est venu me chercher pour aller au Liberia. À partir de là j’ai fais beaucoup de voyages dans l’escalier pays voisins après je suis rentré en Guinée. En suite j’ai mon grand frère Lancinet Diabaté dit ”Vieux” qui m’a fait venir en cote d’ivoire. J’ai compris que ce pays était la plaque tournante de la musique, les grands artistes mandingues tel que Mory Kanté, Salif Keita…On démarré leur carrière là-bas. Donc, j’ai intégré un groupe théâtral qui s’appel “Imaco théâtre” c’est grâce à lui que je suis venu en Europe.

Parlez-nous de vos activités musicales  à Paris ?

Tout se passe très bien pour le moment, je tourne très souvent dans le milieu africain. J’ai beaucoup voyagé à travers le monde et la dernière en date s’était avec Sékouba Bambino au plus grand festival africain du Canada qui s’appel Nuit d’Afrique. La musique c’est ma passion, c’est ma vie c’est pourquoi j’ai marié un griotte.

Quel est votre mot de la fin ? 

Pour finir, je dirais grand merci à Guinée People pour le travail que vous êtes entrain de faire pour accompagner les artistes ici à Paris et partout.

Momo Camus

 

 

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