Adama Ndiaye est issue d’une famille polygame. Très tôt, elle a pris le courage d’étudier, passionnée de l’écriture et la lecture, cette jeune dame, a fait comme option ,les sciences sociales au lycée Saint Georges.
En classe de terminale, elle commence à écrire un roman qu’elle a voulu publier ensuite, mais  par faute de courage et envahi par la tristesse de la perte d’un homme qui la coachait dans ce sens, elle a stoppé et passé à autre chose.

Malgré le découragement, Adama Ndiaye a continué à écrire des poèmes pour assouvir sa passion en les gardant dans son tiroir. Avec une mère exceptionnelle et très battante, toujours là pour elle et un père très doux, elle ne se plaignait de rien, a-t-elle expliqué, avant de remercier ses parents pour tous les sacrifices consentis pour son épanouissement.
Après avoir décroché son bac en 2007, comme la plupart des jeunes de nos jours, elle a voulu aller continuer ses études dans 3 pays différents, mais les échecs d’obtention du visa l’ont obligé, à abandonner ce projet et rester en Guinée. Plus pour faire plaisir à son feu père que par amour pour le droit, elle est orientée en droit par la suite, à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia d’où elle sort en 2010 avec un diplôme de licence en droit des affaires, peu après, elle a commencé à faire ce qu’elle aimait, (la communication) en faisant un stage dans une radio privée de la place et poursuivre dans d’autres médias dans la capitale, Conakry.
Après cela, elle a passé beaucoup de stages et effectué beaucoup de petits boulots , entre autres :
Commerciale à Millenium Kontact, Conakry, Guinée, Février 2011 à Janvier 2012 dont elle était Responsable de la gestion d’hôtesses lors de l’organisation des foires et autres activités de marketing mais aussi , responsable du développement des stratégies de marketing et de la vente des différents produits offerts par la compagnie.
Puis agent de caisse à Burval Corporate, Conakry, Guinée, Février 2013 à Novembre 2013 dont elle était chargée de gérer les états des créances , des dettes , des impôts et taxes , le Pointage et contrôle des mouvements de la caisse , faire l’Inventaire de la caisse et le rapprochement bancaire .
Elle passera un stage à MTN Guinée,le 1er Janvier 2014 à Mars 2014 au service Contrôle de Gestion et de Gestion Administrative et financière.
L’anglais étant indispensable de nos jours, elle se rend à Accra au Ghana pour faire des Cours intensifs en anglais à CELPS entre mars 2015 et Octobre 2015.
En fin 2015 elle décide d’aller à Dakar pour faire le MBA en marketing Digital à l’Institut supérieur de management et obtient un MBA2 de MD.
Tout en ayant, assez de difficultés pour terminer son cycle. « Ma 2ème année d’étude a été super chaud. Il me fallait combiner boulot et cours parce que j’avais déjà commencé un stage dès mes premières vacances, donc en semaine au boulot et en week-end j’étais à l’école (une chose à laquelle les universités et écoles guinéennes doivent penser, si ce n’est encore fait ».

« Je suis très entêtée comme femme, ce que certains pourraient voir d’un mauvais œil. Mais je dirais qu’il faut être entêté pour atteindre ses objectifs, savoir ce que l’on veut et se battre pour l’avoir. Une femme doit être à mesure de prendre des décisions également comme le font les hommes. Non pas pour les tenir tête mais pour marquer aussi leur place. Je me dis que nous devons compter sur nous même, avant de compter sur une autre personne et cela ne se fait pas en restant les bras croisés », renchéris Adama Ndiaye.
Après son stage à Carry, à Dakar dans la capitale sénégalaise , août 2016-février 2017, aujourd’hui  elle est community manager dans une entreprise de e-logistique ou elle est chargée de relation publique sur les différents réseaux sociaux , la tenue du blog , le Suivi des différentes campagnes sur les réseaux sociaux , le Suivi des différents visuels pour l’entreprise , mais aussi des demandes de sponsoring.
À la question de savoir si elle regrette d’entreprendre toutes ces formations et à quand faut-il s’attendre à son mariage ? Adama Ndiaye  répond :
« Je ne regrette pas le fait d’avoir repris d’autres cours et je suis encore prête à aller plus loin pour obtenir d’autres diplômes. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’est jamais tard pour apprendre. Nous pouvons apprendre chaque jour, il nous suffit juste d’avoir le courage de commencer. Tu peux ne pas avoir atteint encore les objectifs que tu t’es fixé, mais si tu baisses les bras tu risques de ne jamais les atteindre .Je suis célibataire et j’attends que l’on me mette la bague au doigt »,a-t-elle précisé.

Souleymane Soumah

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